Nina Attal le blues dans l’âme de “Pieces Of Soul”, nouvel album 2021

Nina Attal de retour dans les bacs avec un superbe album bien ficelé avec des senteurs de Lynyrd Skynyrd, des parfums envolés de Beatles, bref un savant mélange et bien dosé de blues comme on aime tant entendre…La chanteuse et guitariste française de 29 ans sort Pieces of Soul, un quatrième album témoin de son retour au blues, au rythm’n’blues et au rock à l’origine de sa passion pour l’instrument. son quatrième album Pieces Of Soul n’en est que plus attendu, signant son arrivée sur l’excellent label Zamora après 10 années d’autoproduction. Ses douze titres remettent la guitare au cœur de son processus créatif, à travers un éventail de sonorités ensoleillées, discrètement et respectueusement teintées par diverses influences californiennes.

Pieces Of Soul, Des textes très personnels traduisent autant des remises en question que ses envies d’émancipation. Nourri par son amour incompressible de la musique qu’elle a dans la peau, à l’image de ses tatouages, Pieces of Soul offre incontestablement à Nina Attal une nouvelle dimension.

Depuis son couronnement en 2009 au tremplin du Festival Blues sur Seine, la jeune prodige de la guitare, dotée d’une puissante voix soul, s’est imposée au public, au fil de deux EP, trois albums et plus de 600 concerts, comme un diamant brut, libre de façonner sa musique comme bon lui semble. Les riffs aux saturations rock voisinent avec de formidables ballades blues-soul, folk ou rhythm ’n’ blues.

Alors que, selon une enquête du New York Times publiée l’an dernier, le nombre de jeunes femmes à jouer de la guitare est en constante augmentation, Nina Attal fait figure de pionnière .

Pieces of Soul offre incontestablement à Nina Attal une nouvelle dimension. A écouter d’urgence ! . Sautez sur votre scooter et foncez chez votre disquaire, s’il ne l’a pas, commandez le, vous ne le regretterez pas….

Augmentation des prix du disque vinyle, les disquaires touchés encore une fois en plein boum !!

Une date à retenir, le 6 février 2020, une date qui va rentrer dans l’histoire de la galette noire. Aux États-Unis, une usine qui produisait 80% de la laque permettant de fabriquer les vinyles a été violemment ravagée par un incroyable incendie. A l’annonce de cette catastrophe, le monde de l’industrie musicale est déjà en panique !!…

Mais ce sont surtout les disquaires indépendants qui paniquent !!!… Après avoir été confiné violemment à deux reprises. Pour beaucoup de disquaires, c’est la berezina !

Été 2021, après le confinement version 3, un joli cadeau arrive dans les boites mails des disquaires indépendants français et européens ! Un cadeau des trois locomotives du marché du disque: Universal, Sony et Warner qui annonce une augmentation spectaculaire du prix des disques vinyles. Augmentation est un juste un petit mot, quand on constate que un disque qui se vendait il y a quelques jours dans les 25 euros, va passer pratiquement au double ! Raison : raréfaction de la matière première nécessaire à la confection des vinyles, le polymère, dont le prix est en constante augmentation depuis 2015.

A entendre les grosses majors, ils ne gagneraient pas assez d’argent, quand on regarde certains contrats d’artistes et des fabrications dégueulasses, on se pose la question : Ou va le pognon ?

Les disquaires qui travaillent sur des marges ridicules vont avoir beaucoup de mal à continuer à travailler la nouveauté, un choc aussi pour les nouveaux artistes, qui ne seront pas relayés dans les bacs de disques, car le disquaire indépendant n’a pas une tête d’écureuil et n’est pas banquier non plus.

Depuis son retour en grâce, il y a une dizaine d’années, le disque vinyle connaît une croissance que même la pandémie n’a pu atteindre. Alors que le CD a subi une chute de ses ventes de 27,1 % en France en 2020, le vinyle a connu une progression de 10,2 % avec 4,5 millions d’unités vendues. Mais ce n’est pas tout, plus de 200 000 platines vinyles ont trouvé preneurs l’an passé et les vinyles représentent désormais un cinquième du marché physique français.

Quelle est la solution à venir pour les disquaires indépendants? Commander de maigres quantités afin de dire, oui on l’a reçu ? travailler que sur commande ? laisser les supermarchés vendant les disques au milieu des carottes de faire la news ? Les disquaires indépendants vont ils travailler beaucoup plus avec l’occasion (même la chaine commerciale Cultura s’y est lancé) ? beaucoup de questions se posent sur cette explosion des prix. Mais le disquaire lui, va passer encore une fois pour un voleur…

Mais la solution la plus envisagée pour certains, c’est de faire travailler les petits labels, des distributeurs moins gourmands, qui gardent des prix beaucoup plus dans la normalité, pour le moment, et donnera l’occasion de faire découvrir de nouveaux talents qui n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau, au milieu de toutes ces sorties hebdomadaires.

Pour les disquaires indépendants, c’est l’arrivée au suicide, la profession qui a su depuis les années 60/70, vivre les instants héroïques avec les ventes de vinyles, puis le déclin dans les années 80 avec l’arrivée du CD qui devait..(.bla bla bla…business commercial.), puis un retour…vers le futur avec le vinyle depuis une dizaine d’années maintenant. Vu le nombre de ventes en hausse, les mastodontes de la vente musicale ne vont pas laisser passer cela ! L’usine qui a cramé sera la raison de cette augmentation !…

Mais si on regarde bien : Il y a deux façons de graver un vinyle : la gravure sur laque, la manière historique de la fabrication de vinyle, plus chère mais réputée plus fidèle et la gravure sur cuivre, moins chère car réutilisable (là où une plaque de laque est à usage unique).

Des solutions ? Mais oui, grâce à nos innovateurs bretons, une entreprise de chimie à la conception d’une nouvelle formule de laque qui soit plus moderne que celle utilisée depuis des décennies par les fournisseurs traditionnels. C’est chose faite avec B-lacquer : Néanmoins, cette idée de génie bretonne venue de l’association de structures modestes laisse une place à l’espoir dans le tumulte qui agite actuellement l’industrie du disque. Mais il va falloir attendre encore un peu !

Pour l’instant, il ne reste sur le marché plus qu’un seul producteur de laque dans le monde : MDC, basé au Japon, mais qui avait déjà du mal à suivre la demande avant son propre développement. Mais en cherchant un peu, on a trouvé cette fameuse laque en vente et très facilement…

La colère des disquaires va s’amplifier dans les prochains jours quand les augmentations seront mises en place totalement. Seuls les disquaires sont impactés, mais aussi les consommateurs qui seront encore une fois les dindons de cette entourloupe commerciale.

Pour aider votre disquaire, n’hésitez pas à aller le voir, il saura vous aider dans votre recherche, et pensez y, le 17 juillet 2021, c’est le Disquaire Day ( Record Store Day), part 2, et en allant chez votre disquaire ce jour là, il aura la possibilité de vous accueillir encore quelques temps.

Soutenez vos disquaires locaux, ils sont la vie culturelle de vos régions…

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